Articles Tagués ‘Claudio Pasquale Locatelli’

Pour la troisième année consécutive, l’Afghanistan occupé par l’OTAN a battu tous les records en matière de culture de pavot à opium. Selon un rapport de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, sa production a augmenté à un point tel qu’on peut désormais voir des cultures se répandre dans des zones jusque-là vierges. En dépit de conditions météorologiques défavorables, en particulier dans les parties occidentale et méridionale du pays, les plantations d’opium ont occupé une surface de plus de 209.000 hectares, dépassant de près de 36 % les chiffres de l’année précédente.

Officiellement la culture du pavot, bien connu pour les vertus psychotropes de ses sucs (principales composantes de l’héroïne), est interdite en Afghanistan, bien que le nombre de provinces où il est cultivé soit en constante augmentation. La production d’opium a ainsi atteint 5.500 tonnes, soit une hausse de 49 % par rapport à 2012. La propagande occidentale fait incomber les responsabilités aux talibans et aux membres du régime impliqués dans le commerce de la drogue, mais ces accusations ne coïncident pas vraiment avec la réalité du terrain.

Le commandement de l’OTAN prétend que « les talibans s’opposaient initialement à la drogue, mais ils favorisent désormais sa culture et imposent une taxe aux paysans sur les produits récoltés ». Les leaders des talibans affirment quant à eux que les moudjahidines  mènent le djihad contre les occupants et que l’islam interdit strictement les drogues et l’alcool. Les fondamentalistes musulmans suivent cette règle à la lettre.

En ce qui concerne les marionnettes occidentales telles Karzaï et son aréopage, il semble que ces accusations soient vérifiées. Un scandale éclata d’ailleurs en octobre 2013 à Kaboul quand, au cours d’une campagne d’inspections, soixante-cinq officiers de haut rang des services secrets se révélèrent être des héroïnomanes. Quelques années auparavant, il est apparu au grand jour que la CIA finançait Ahmed Wali Karzaï. Le frère cadet de l’actuel président Ahmed Karzaï a ainsi été huit années d’affilée un trafiquant d’opium de premier plan. 

Des journalistes soutiennent que le commerce de l’opium aux États-Unis et les événements d’Afghanistan sont étroitement liés. La CIA y aurait pris une place prépondérante. Selon le New-York Times, « l’argent (des services secrets, NDLR) aurait servi à financer les vastes réseaux clientélistes qui ont permis à M. Karzaï de consolider son pouvoir ». Les liens de certains seigneurs de guerre et politiciens afghans achetés avec le trafic de drogue et les talibans permettent au quotidien de conclure que « les services secrets américains ont graissé la roue des mêmes réseaux que les diplomates américains et les diplomates essayaient, sans succès, de démanteler, et laissé le gouvernement entre les mains de forces qui s’apparentent à un syndicat du crime organisé ». Dans un entretien au quotidien new-yorkais, de nombreux diplomates américains ont confié leur désarroi : « la principale source de corruption en Afghanistan, c’étaient les États-Unis ».

Si on en croit les media occidentaux, la famille de l’actuel président Karzaï et ses affidés sont les responsables de la large diffusion de l’héroïne à travers le monde. Pourtant, à peine 20 % des pavots sont cultivés dans le centre et le nord de l’Afghanistan, qui sont contrôlés par le gouvernement Karzaï. Le reste est cultivé dans les provinces du sud du pays ou dans celles proches de la frontière pakistanaise, sous contrôle des forces de l’OTAN. Le principal centre de production est le Helmand, qui était encore il y a peu sous la coupe britannique.

Au lieu d’aider des agriculteurs à passer résolument à des cultures alternatives, les « pacifistes » occidentaux se contentent de palabrer sur le phénomène sans apporter de solutions tangibles. Pis, il leur arrive de participer de manière active aux trafics. Certains analystes attribuent cette situation au fait que les États-Unis cherchent à éviter un conflit potentiel avec les barons de la drogue, dont le soutien est important pour l’existence du gouvernement Karzaï. L’Oncle Sam semble cependant ignorer les liens étroits entre le trafic de stupéfiants, la montée de l’instabilité en Afghanistan et l’augmentation des activités de la résistance intérieure. En d’autres termes, tout porte à croire que Washington laisse les coudées franches aux narcotrafiquants en échange d’un soutien politique au gouvernement Karzaï, ce qui est une grave erreur car les objectifs officiels poursuivis (à savoir le retour à la paix et à le sécurité du pays) sont en train de s’éloigner à tire-d’aile.

Des experts occidentaux comme Thomas Ruttig notent qu’avec le retrait imminent des forces de l’OTAN d’Afghanistan, la pression des autorités sur les producteurs de pavot s’est faite plus lâche. Le rapport des Nations Unies montrent ainsi qu’en 2013, ces mêmes autorités ont détruit 24 % de moins de plans de pavot par rapport à l’année précédente. Résultat : l’Afghanistan est solidement installé à la première place mondiale des producteurs d’opium avec pas moins de 90 % de la production totale. Alors que l’ONU avait observé il y a trois ans que le pavot était cultivé dans quatorze régions (sur trente-quatre que compte le pays), vingt régions en cultivaient au tout début de l’année 2014. De vastes plantations sont parallèlement réapparues dans les provinces septentrionales comme celles de Balkh et Faryab qui avaient pourtant déclaré publiquement avoir perdu leur statut de producteur d’opium. Ces provinces sont limitrophes de l’Ouzbékistan et du Turkménistan. 

Dans le même temps, un processus de militarisation des groupes liés au commerce de la drogue est en cours. Viktor Ivanov, chef du service fédéral russe de contrôle des stupéfiants (FSKN), l’affirme sans ambages : « ces groupes armés sont consubstantiels de la recrudescence des activités des cartels dans le nord de l’Afghanistan. Ces groupes ont leurs propres unités de combat. Ils sont très bien armés et leur chiffre d’affaires annuel avoisine les dix-huit milliards de dollars. C’est la raison pour laquelle ces groupes influent de manière extrêmement importante sur la situation politique et économique en Asie centrale ». 

L’Amérique a utilisé pendant des années l’arme de la drogue pour continuer sa guerre froide contre les États post soviétiques et détruire leur potentiel humain. À la veille du retrait d’Afghanistan des forces d’occupation de l’OTAN, les États-Unis continuent d’encourager par tous les moyens possibles la production d’opium. L’Oncle Sam inocule au passage le virus de la guerre en utilisant des groupes armés et des mafias qui se concentrent dans le ventre de l’ex-URSS après leur avoir préalablement fourni tout l’armement nécessaire. Mieux, il leur fournit aussi l’alibi de l’islam derrière lequel ils pourront se cacher.
 

Capitaine Martin

Lire aussi:

cartefinale OPIUMhttp://letourdumondeen80secondes.wordpress.com/2010/05/26/sur-les-routes-de-lopium/#more-213

 Relire: http://aviseurinternational.wordpress.com/2014/03/29/drogue-et-narcotrafic-depuis-2007-il-ny-a-rien-de-changer-on-nen-parle-meme-plus/

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Les pieds dans le plat

Soyons clairs : les politiques menées depuis des décennies n’ont été que des suites d’échecs.

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NS 55 distribue des fanzines devant la Direction des douanes de Marseille en 2007.
 
Marseille ! Marseille, la ville par excellence où tout se trouve, tout se négocie, où tout est possible ou impossible… Marseille, la cosmopolite, Marseille, le grand port d’entrée pour les hommes venus d’ailleurs et pour les marchandises – toutes les marchandises, licites et illicites. Marseille a donc été désignée « ville départ » de ce tour de France d’informations douanières et publiques sur le narcotrafic, ses pratiques, ses méthodes, ses profits, ses victimes, ses parasites. Et sur l’incapacité de nos élites à juguler cette plaie qui touche les jeunes et les moins jeunes dans des proportions chaque année plus importantes.
Aujourd’hui, le silence des plus hautes instances politiques mondiales, européennes et françaises, est de mise face à l’économie souterraine générée par cette activité hautement rémunératrice, qui sert très souvent dans nos banlieues les intérêts du pouvoir établi en se substituant aux activités « normales » pour permettre aux laissés pour compte du système d’exister aussi.
Dans les années 1990, deux tonnes d’héroïne en provenance d’Asie entraient chaque mois en Europe. Désormais, une dizaine de tonnes débarquent tous les mois pour empoisonner les populations les plus fragiles. Le marché de la cocaïne est florissant. Quant au cannabis, la plupart des pays du continent africain sont devenus ou producteurs ou « plate-forme » de transit vers l’Europe. Et ce malgré les gargarismes de nos responsables qui voudraient nous faire penser que le Maroc, premier producteur mondial de chanvre, a commencé à éradiquer cette culture séculaire.
Soyons clairs : les politiques menées depuis des décennies n’ont été que des suites d’échecs. Jamais nos autorités n’ont envisagé de prendre la seule décision qui permettrait de lutter enfin avec efficacité contre ce fléau. Alors, mettons les pieds dans le plat : refuser d’envisager la légalisation de toutes les drogues alors que leur consommation est une pratique quasi généralisée relève d’un obscurantisme certain. Et il ne s’agit sûrement pas de permettre la consommation des substances génératrices d’ailleurs sans la combattre, mais bien au contraire de la légaliser pour mieux la combattre et la terrasser.
La dernière campagne présidentielle n’a pas permis à notre président de nous expliquer clairement la politique qu’il comptait mettre en œuvre pour mener ce combat. Non, cette problématique sociétale a été tout simplement zappée, tous camps confondus… Silence, on ne parle pas de stups ! Et les grands médias préfèrent présenter des programmes qui distraient les téléspectateurs plutôt que d’alerter le grand public sur cet envahisseur. Seule la réponse pénale est mise en avant. Face à la faillite de tous ces « programmes », on peut se demander si nos instances supérieures n’agissent pas de la sorte pour que perdure le business de la drogue, favorisant le remplissage de nos établissements pénitentiaires. La drogue aujourd’hui a envahi nos cours de récréation. Sans parler des prisons, où l’on envoie dealers, drogués et parfois quelques narcotrafiquants d’envergure. Oui, citoyens de ce pays, oui, mères de famille de ce pays, dans les prisons françaises, les stups, la drogue, la beuh, le chichon, l’ecstasy, la cocaïne, le crack, les amphétamines, l’héroïne, la blanche et la brune… Oui ! Sans oublier le trafic des médicaments licites…Oui, même dans nos prisons, c’est en vente libre ! Et que font les autorités ? Rien d’efficace, puisqu’elles tolèrent ce mal pour éviter des réactions violentes de la population carcérale.
Quant au dernier rapport parlementaire sur le blanchiment, on peut se demander à quoi il a servi. Les grandes institutions bancaires continuent de blanchir sans vergogne, utilisant toutes les ficelles à leur disposition. J’ai personnellement déclaré devant les membres de la commission parlementaire. Et mes déclarations ont été écartées, pour éviter que l’agent-infiltré NS 55 de la DNRED, le service de renseignements des douanes françaises, ne risque d’être poursuivi par la justice. A ce niveau d’incohérence, on peut s’interroger sur l’équilibre mental de nos législateurs.
Vous le voyez, le chantier est énorme. De quoi justifier ce tour de France que j’entame pour alerter les douaniers et sensibiliser l’opinion publique sur la situation d’un agent-infiltré qui, après plus de dix ans de prison et après une décision de justice le blanchissant, reste en conditionnelle jusqu’en 2013.
Marc Fiévet, alias NS55
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NARCOTOUR: retour sur l’étape du mercredi 03 octobre 2007, avec une séquence tournée à Montpellier, devant la direction des douanes.

L’accueil avait été glacial, face aux barreaux des grilles qui ferment l’accès au bâtiment…

 

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http://www.dailymotion.com/video/x34tns_montpellier-dir-douanes_news

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The Informant (Gibraltar)

Screens
Sunday, April 6th, 4:30pm, The Royal
608 College Street, Toronto
Every day from March 28 to April 6 – starting 60min prior to the screening
 
TORONTO - Ontario – CANADA
 The Informant (Gibraltar)


An intense, character driven thriller, The Informant concerns a nearly lawless patch of land in a civilized world and the efforts of one man to stay alive while caught between people on both sides of the law who want to make names for themselves.-
Revoir:
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The Informant (Gibraltar) (dvd)

Fransman Marc Duval leeft met vrouw en dochter behoorlijk boven zijn stand in Gibraltar. Zijn café loopt voor geen meter en hij heeft een veel te dure boot aangeschaft. De geldnood maakt dat hij zich laat strikken om als infiltrant voor de Franse douane te gaan werken. Voor hij er erg in heeft zit Duval tot zijn nek in het drugssmokkelcircuit.

Door wat klusjes voor hem te doen wint Duval (Gilles Lellouche) het vertrouwen van een machtige smokkelaar van cocaïne. Eenmaal binnengedrongen in het wereldje wordt het al snel gevaarlijk en moet Duval de ene leugen op de andere stapelen om zich niet verdacht te maken. Zijn opdrachtgever van de douanepolitie, gespeeld door Tahar Rahim (Un prophetLes hommes libres) kan zijn afspraken niet nakomen, qua betaling noch bescherming.

Gibraltar, hier om onduidelijke reden uitgebracht onder een Engelse titel, is gebaseerd op het autobiografische boek L’aviseur van Marc Fievet.

 

De gebeurtenissen zijn dus authentiek. Dat maakt het verhaal nog niet per se verrassend, hoe onnavolgbaar ingewikkeld het hier en daar ook in elkaar zit. Het gaat gestaag van kwaad tot erger en Duval en zijn gezin zijn bepaald niet de benijden.

Lees meer : http://www.hifi.nl/artikel/21824/The-Informant-Gibraltar-dvd.html#ixzz2x67GRt5n

 

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