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N’a-t-on pas tué, éliminé, violé, déporté, incarcéré, torturé aussi ? Pour moi, il n’y a pas de bonnes et mauvaises tueries; toutes sont des crimes contre l’humanité

28 décembre 2011

Extrait de "l’Archipel des soumis"  – Chapitre XXV

Pourtant, « oui lecteur ! », le 23 février 2005, une loi a été adoptée par les députés et sénateurs de ce pays pour que soient reconnus l’œuvre accomplie par la France dans ses ex-colonies, en réussissant cet exploit en faisant admettre, mais très imparfaitement, les injustices que ses administrations commirent contre les harkis[1]. Ces harkis, ne l’oublions pas, qui furent abandonnés, après les accords d’Evian marquant la fin de la guerre d’Algérie, alors que les autorités françaises savaient qu’ils seraient massacrés et ceux qui purent réussir à rentrer en France furent écartés de la société française. 

Dans l’article 4 de cette loi, il est exigé des programmes scolaires qu’ils « reconnaissent (à l’avenir) en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer ». Oublié le code de l’indigénat qui institutionnalisait la différence jusqu’au juridique entre Européens et indigènes qui pourtant resta en vigueur jusqu’au 7 mai 1946 et qui ne modifia en rien la discrimination établie. C’est Albert Camus qui dénonçait encore en 1958 ce  « mensonge répété de l’assimilation toujours proposée, jamais réalisée, mensonge qui a compromis toute évolution à partir de l’institution colonialiste ».

Serions nous face à du révisionnisme d‘Etat ?

Pourtant, nos parlementaires, dans le cadre de la lutte contre le racisme et la xénophobie, adoptèrent la loi Gayssot en 1990 qui  a modifié la loi sur la presse pour y introduire un article punissant « ceux qui auront contesté l’existence d’un ou plusieurs crimes contre l’humanité ». Il est surprenant que nos chers députés et sénateurs s’imaginent au dessus de cette loi destinée à mieux contrôler notre presse nationale en faisant réécrire l’histoire de la France qui n’est, assurément pas, même si celle-ci est la version officielle, le reflet de la réalité. C’est Edwy Plenel, l’éditorialiste du journal Le Monde, qui conclut un excellent article par : « Parce qu’elle impose une histoire officielle qui est aussi un mensonge flagrant, cette loi déshonore la République, il faut l’abroger. »

Le bon sens nous a quitté et à trop légiférer, nos parlementaires ne font que compliquer le travail ingrat de nos magistrats.

Comment après de telles attitudes, les habitants de nos banlieues qui ne sont pas tous sous ecstasy ou dans des vapeurs cannabiques euphorisantes et « desinsérrantes » peuvent-ils percevoir cette société française qui dans le même temps se la joue comme championne d’un certain modèle d’intégration. Avant d’intégrer et de se prétendre un champion de l’intégration, il faut reconnaître la réalité des actes commis et lorsque je constate que l’on donne une leçon constante à la Turquie, après que nos parlementaires aient légiféré en 2001 pour légaliser la réalité du génocide arménien , mesure avant tout destinée pour que la Turquie reconnaisse son attitude dominatrice criminelle en la qualifiant aujourd’hui de génocide alors que pour les Turcs, pour qu’il y est génocide il faut qu’il y ait, en préalable, une idéologie d’extermination qui motive les crimes commis. L’ONU qui a défini le « génocide » en 1948 comme étant la « soumission intentionnelle d’un groupe national, ethnique, racial ou religieux à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ». Contre les populations arméniennes, les Turcs refusent d’accepter de reconnaître  qu’il y ait eu une volonté d’extermination dictée par cette idéologie abjecte et exterminatrice, ne pouvant écarter pourtant que l’extermination développée à cette époque-là  ne l’était que sur des motivations de soumettre des populations insoumises. L’extermination deviendrait-elle plus « correcte »alors que tous les types d’extermination sont abjects, puisqu‘ils entraînent toutes ces atrocités, ces massacres, ces crimes, ces meurtres, ces viols et ces destructions de foyers de résistance nationaliste pour se maintenir au pouvoir à tous prix, même d’un crime contre l’humanité, restent, furent-ils la résultante d’une opération de maintien de l’ordre, à condamner absolument.

Mais nous ferions mieux de balayer devant notre porte et ce n’est certainement pas en modifiant le contenu de nos futurs livres d’histoire que cela changera quoi que ce soit. Il faudra que nos enseignants refusent de divulguer de telles nouvelles sous peine d’être considéré comme des révisionnistes. En auront-ils le courage, la capacité ou le « formatage » étant tel qu’il aura réussi à supprimer toute analyse objective rendant alors impossible, pour nos enseignants, une réaction citoyenne.

Mais puisque j’ai abordé l’Arménie, comment ne pas regarder de plus près ce qu’était la situation de ce pays au milieu du XIXème siècle ; c’est en 1859 exactement lorsqu’une insurrection des populations arméniennes éclate à Zeytoun, alors que l’Arménie est sous domination ottomane depuis 1515 avant d’avoir été partagée entre Perses et Ottomans en 1555 et ce n’est que depuis l’affaiblissement progressif de l’Empire ottoman qu’un réveil des nationalismes se fait sentir et aussi par le développement du rôle joué par les puissances occidentales; rôle lié surtout à l’intérêt qu’elles avaient au contrôle des mers chaudes.

Afin d’affaiblir le rôle de protecteur de la chrétienté arménienne joué par la Russie, le Royaume-Uni s’imposa comme le protecteur des Arméniens en Turquie, à cette époque sous influence britannique. À la suite de ces interventions étrangères, des factions se formèrent parmi les Arméniens, stimulant le développement du nationalisme, tout en l’orientant sur différentes voies. Une partie des dirigeants arméniens mirent l’accent sur la loyauté vis-à-vis de la Turquie, mais d’autres groupes engagèrent des activités à l’encontre des Turcs, considérées alors par les Turcs comme subversives. La Bulgarie qui devint indépendante en 1878, motiva encore plus l’Arménie qui souhaita s’engager à son tour dans cette voie, mais cette volonté fut réprimée dans le sang.

Les représailles turques furent atroces ;  deux cent mille Arméniens furent massacrées de 1894 à 1896 ; massacres organisés afin de donner une leçon aux cultivateurs chrétiens révoltés des exactions administratives répétées et pour « tester » la réactivité des puissances européennes, le sultan ottoman Abdulhamid II planifie et fait exécuter ses plans d’élimination. Les puissances européennes se contenteront de protester…

À la même époque, les Russes, face à l’effet produit par la propagande anti-russe des Britanniques, interdirent aux Arméniens de parler leur propre langue et d’ouvrir leurs propres écoles et églises. Ils déportèrent également de nombreux dirigeants nationalistes arméniens en Sibérie.

En 1914, la Turquie rallie le camp allemand et les affinités historiques, qu’elles soient confessionnelles ou politiques, avec Russes et Français, placent d’emblée les Arméniens parmi les suspects de déloyauté.

En 1915, après que la population à majorité arménienne de Van dans l’Est de la Turquie ait refusé de fournir 3000 volontaires pour le front, les habitants sont massacrés du 15 au 18 avril 1915. La raison invoquée: mesure de sécurité intérieure. Le 24 avril 1915, 600 intellectuels et notables arméniens de Constantinople sont arrêtés et déportés ou mis à mort. La raison invoquée: mesure de sécurité intérieure.

Ce sont alors des membres de la mission militaire allemande à Constantinople qui conseillent le pouvoir turc pour la déportation des Arméniens. Ce seront environ 900 000 Arméniens qui seront déportés vers la Syrie et la Mésopotamie sans aucune structure prévue pour accueillir un tel flux de population. Il y aura de nombreux camps de concentration pour les rescapés autour d’Adana, Urfa, Alep et le long de l’Euphrate jusqu’à que la décision d’éliminer les Arméniens « réinstallés » dans ces camps soit prise au printemps 1916. La raison invoquée : mesure de sécurité intérieure…

Ce sont ces conseillers que l’on retrouvera 20 ans plus tard comme exécutants du programme nazi de la solution finale contre les Juifs. Mieux vaut ne pas oublier ce point important !

La « protection » britannique s’avéra sans effet et pendant la  Grande Guerre, la Première Guerre mondiale de 14-18, l’Arménie fut le champ de bataille des combats entre Russes et Ottomans et entre janvier et août 1916, la Russie conquit la plus grande partie de l’Arménie turque, mais la révolution de 1917 les força à la retraite et les Ottomans réoccupèrent le pays. Pendant cette guerre, les atrocités commises par les Ottomans à l’encontre des Arméniens s’accrurent, puisqu’ils furent assimilés à des ennemis, et les victimes des massacres et des famines se chiffrèrent à environ un million.

Ces crimes qualifiés de génocide par la plupart des historiens, au grand dam des gouvernements actuels et précédents de la Turquie qui réfutèrent et réfutent le terme de génocide car ils ont  toujours contesté et continuent à le faire que ces massacres aient été la  résultante d’une action préméditée sans pour autant nier que ces massacres aient entraîné la mort de la moitié de la population arménienne ottomane. De nombreux arméniens fuirent alors la région et ne trouvèrent leur salut qu’en émigrant dans d’autres pays; environ deux cent mille trouvèrent refuge en Russie.

L’Arménie n’est indépendante que depuis 1990.

Aujourd’hui, il est triste de constater que le ministère turc de l’Education nationale, en réaction à la reconnaissance par les parlementaires français en 2001, a diffusé une circulaire le 14 avril 2003 qui fixa les « orientations » des cours d’histoire sur le « génocide » arménien qui avait été « zappé » durant des décennies, pour réorienter et dénoncer les « prétentions infondées des Arméniens, des Grecs et des Assyriens » sur les événements de 1915 en n’hésitant pas à posteriori à présenter les Arméniens, Grecs et autres Assyriens comme des ennemis, des espions, des barbares et qualifier leurs centres religieux et éducatifs à  des « communauté nuisibles ».

Heureusement se sont élevées des voix de personnalités et d’associations pour protester énergiquement contre le révisionnisme scolaire. Des intellectuels turcs intègres se mobilisent autour du sujet « tabou » de cette extermination des Arméniens, qualifiée de génocide, et ont réussi à fédérer de nombreuses ONG turques dont l’Association des Droits de l’homme et les membres de la Fondation d’histoire pour approfondir la « conscience historique». Mais l’attitude ministérielle turque ne peut nous laisser indifférent au même titre que l’attitude ministérielle française qui consistera à faire « reconnaître en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer ».

Le combat des soumis continuera encore des millénaires tant que les dominants ne voudront jamais reconnaître les crimes qu’ils ont commis, commettent et continueront encore de commettre pour seulement se maintenir au pouvoir.

Faut-il pour autant décréter que les dominants soient capables de toutes les vilenies en mettant en avant des idéologies exterminatrices d’une race, d’une ethnie ou d’une religion ? Non, ce serait assurément malhonnête.

Ce qui sûr, c’est que les Arméniens qui vivaient sous le joug ottoman depuis déjà plusieurs centaines d’années étaient considérés comme des citoyens de seconde zone; cette attitude trop souvent employé par les puissances coloniales envers les indigènes n’entraînent que la constitution de groupes de résistants, dans ce cas précis, à l’occupant ottoman, et alors considérés comme des ennemis à éliminer puisqu’il est logique, pour toutes les armées du monde dans le mental de ses militaires, d’envisager de tuer ses ennemis. Il est facile de comprendre la réactivité des différents gouvernements turcs sur le qualificatif appliqué aux crimes commis puisqu’ils savent l’horreur humaine d’un génocide qui n’est déclenché que pour provoquer l’élimination d’une race, d’une ethnie ou d’une religion sans aucune autre raison que le rejet de ces dernières.

Mais dois-je rappeler l’élimination des Amérindiens?

Dois je aussi parler de l’élimination des Arawak, ce peuple qui habitait les Caraïbes!

Dois-je aussi rappeler Abdelkader, ce héros de la résistance à la colonisation française qui, alors qu’il bâtissait un Etat moderne, fut défait par Bugeaud avant d’être emmené en captivité en France ? Puis-je citer le professeur Bruno Etienne qui, dans son livre sur l’émir Abdelkader, n’hésite pas à écrire:

"Bugeaud a tout compris et change de tactique : d’abord découvrir les silos dissimulés partout qui servaient de réserve aux Arabes. Puis razzier et enfin détruire, tout détruire, raser, brûler…

Il va falloir inventer de nouvelles méthodes de guerre, que Louis Blanc et Tocqueville[2] dénonceront en vain mais dont vont se glorifier tous les collectionneurs d’oreilles et de têtes dans des flots de correspondance qui laissent pantois le lecteur…

Montagnac, un jeune officier à la tête des « voltigeurs de la mort » :

Voilà, mon brave ami, comment il faut faire la guerre aux Arabes ! Tuer tous les hommes jusqu’à 15 ans, prendre toutes les femmes et les enfants, en charger les bâtiments, les envoyer aux îles marquises ou ailleurs ; en un mot, anéantir tout ce qui ne rampera pas à nos pieds comme des chiens…

 A cette époque, on ne parle pas encore d’Algérien. Les chroniques d’alors nomment l’Algérie « al-Wasita », le lieu du milieu, sous entendu le Maghreb médian.

La correspondance de Saint-Arnaud du 18 juin 1844 est encore plus explicite : 

Je ne laisserai pas un seul arbre debout dans leurs vergers, ni une tête sur les épaules de ces misérables Arabes [...] Ce sont les ordres que j’ai reçus de Changarnier et ils seront ponctuellement exécutés. Je brûlerai tout et je les tuerai tous. "    

 …….

Et plus récemment, à Madagascar en mars 1947, ces « nationalistes » qui organisèrent un soulèvement armé dans la région orientale, où nos armées républicaines ne purent réduire la  « rébellion » au mois d’août 47 qu’en mettant en place une répression qui fit près de 50 000 morts…

N’a-t-on pas tuer, éliminer, violer, déporter, incarcérer, torturer aussi ?

Pour moi, il n’y a pas de bonnes et mauvaises tueries; toutes sont des crimes contre l’humanité.


[1] Harkis: supplétifs algériens de l’armée française

[2] Tocqueville Charles Alexis Clérel de (1805 – 1859 : écrivain et homme politque. Etudia le systéme pénitentiare aux Etats-Unis.

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Un commentaire
  1. fille de harkis réside en algerie permalien

    J’ai l’honneur de venir très respectueusement pour vous écrire ce message, pour réclamer ma nationalité française ; je réclame une loi qui peut me faire bénéficier de ma nationalité française car je suis Française dès la naissance. Je suis une fille de harkis, je suis née en Algérie française en 1961 au moment de la guerre d’Algérie et au moment où mon père s’est engagé volontaire dans l’armée française pour l’Algérie française.

    J’ai envoyé une demande de nationalité française au consulat de France à Alger…mais ma demande est restée sans suite. Je n’ai rien reçu du consulat de France à Alger. J’ai trop souffert dans ma vie ; aujourd’hui j’ai 49 ans, j’habite en Algérie et ma vie est tellement dure que je suis devenue aujourd’hui une handicapée.

    Tout a commencé quand je suis entrée à l’école en Algérie ; tout le monde me traitait de « fille de harkis » et j’en ai été perturbée dans mes études que j’ai dû quitter à 10 ans. Je me suis renfermé sur moi-même, à la maison. J’ai peur des gens et des mots « fille de harkis ». A cet âge de 6 ans, je ne connaissais pas ce que voulais dire « fille de harkis » et ça m’a fait peur.

    Je suis restée à la maison jusqu’à l’âge de 18 ans et je me suis marié avec un mauvais homme, un alcoolique, parce qu’il n’y a personne pour se marier avec une fille de harkis, c’est considéré comme une honte pour les gens. Je n’ai pas la possibilité de choisir en tant que « fille de harkis ». A cet âge, je ne connaissais rien de la vie, j’étais trop complexée et refermée sur moi-même.

    Après mon mariage a l’âge de 18 ans a commencé une autre souffrance avec mon mari et avec l’alcool ; il me frappe toujours et même lui me dis que je suis une « fille de harkis ». J’ai 7 enfants avec lui, 3 majeurs et 4 mineurs. La vie avec ce mari est noire. Il m’a rendu handicapée tellement il me frappe toujours. Mais j’ai réussi à fonder une famille avec lui et à avoir des enfants. Mais même à mes enfants, je n’ai pas pu leur donner tout l’amour dont ils ont besoin.

    Ma vie a été très dure depuis le début et à ce jour je souffre, je ne connais rien de la vie car j’ai quitté l’école a l’âge de 10 ans. Je vous écris ce message grâce a mon fils ; il a 28 ans, un bon niveau d’étude et il connait bien le français. Parce que moi je ne sais plus ce qui se passe dans la vie mais c’est grâce à mon fils que je comprends beaucoup de choses.

    J’ai attendu l’âge de 49 ans pour réclamer ma nationalité française. C’est par mon fils que je vous écris mon histoire en tant que fille de harkis, une fille qui est née Française d’un père engagé volontaire dans l’armée française pour l’Algérie française. Je me demande, si l’Algérie était restée française est-ce que je serais devenue une étrangère ? Je me demande pourquoi mon père devint étranger a l’indépendance de l’Algérie, lui qui a sacrifié sa vie ainsi que la vie de sa famille pour l’Algérie française ?

    Je me demande pourquoi la France a mis mon père a la même place que les Algériens qui ont combattu pour l’indépendance de l’Algérie ? Je me demande pourquoi la France n’a pas fait la différence entre ses ennemis et ceux qui ont sacrifié leur vie pour la France ? Je ne sais pas comment un enfant étranger mais qui est né en France devient français même si ses parents sont les ennemis de la France ? Et moi, je suis née en 1961 en Algérie française, d’un père soldat dans l’armé française, engagé volontaire dans l’armé française au moment de la guerre d’Algérie. Je suis née et ma vie a été en danger pour la France, d’un père qui a sacrifié sa vie et la vie de sa famille pour la France et pour les valeurs de la République française, et pour vivre ensemble et pour son identité française.

    · Je vous écrit ce message pour réclamer une loi pour avoir ma nationalité française qui a été retirée à l’indépendance de l’Algérie j’ai perdu la nationalité française dans mon enfance et mon père c’est engagé volontaire dans l’armée française pendant la guerre d’Algérie pour l’Algérie française et contre l’indépendance de l’Algérie merci

    C’EST POUR L’HONNEUR DE LA FRANCE QUE J’AI SOUFFERT TOUTE MA VIE EN ALGERIE

    A ce jour je souffre en tant que fille de harkis
    Fille d’un homme qui a défendu la France au moment de la guerre
    Fille d’un homme qui a défendu l’honneur de la France au moment de guerre
    A l’honneur de la France que mon père a défendue
    A l’honneur de la France que j’ai souffert pendant 49 ans rendez- moi mes droits
    Arrêté de m’envoyer des messages comme quoi j’ai aucun droit
    J’ai souffert dans ma vie pour l’honneur de la France

    Mon père a sacrifié sa vie, ainsi que la vie de sa famille pour la France lorsque la France avait besoin de lui au moment de la guerre
    Aujourd’hui on a besoin de la France au moment de paix

    Fille de harkis abandonnée en Algérie

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